La vertu d’obéissance - Collège de Montréal
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De sa fondation au début des années 40, le Collège retire une fierté de rester fidèle aux règles édictées par le fondateur de l’institution. On vise surtout à cultiver la vertu d’obéissance chez les élèves. Graduellement, après 1940, on commence à adoucir certains règlements, on adapte par exemple les règles aux circonstances et l’on se permet d’évoluer en fonction des époques. On observe donc un assouplissement et une adaptation en fonction de l’âge des élèves auquel ils s’adressent.

C’est dans cet esprit de changement et de confrontation, en pleine Deuxième Guerre mondiale, à l’été de 1940, que le gouvernement fédéral décide d’imposer l’enregistrement obligatoire de tous les Canadiens valides en vue de la conscription. Malgré la censure imposée, le maire de Montréal Camillien Houde remet à la presse une déclaration contenant entre autres le passage suivant : « Je me déclare péremptoirement opposé à l’enregistrement national, qui est, sans aucune équivoque, une mesure de conscription… » Houde sera arrêté et enfermé sans procès dans un camp de détention à Petawawa en Ontario, pendant plus de quatre ans.

La vertu d’obéissance P5:C.1.2-8/3 Syntaxe 2e section, 1939-1940 / M. René Marinier, p.s.s. 1940. 1 photographie : n&b ; 17 x 12,5 cm. L'image montre un groupe d'étudiants et M. René Marinier, p.s.s., photographiés dans l'escalier de l'entrée principale du Collège de Montréal.